La Thaïlande entre dans une zone de turbulences économiques. En cause : les tensions au Moyen-Orient qui font grimper les coûts de l’énergie et freinent déjà l’un des piliers du pays, le tourisme.
Selon la Bank of Thailand, la croissance pour 2026 a été revue à la baisse à 1,3 %, contre 1,9 % initialement prévu. Une révision nette qui reflète un contexte international devenu instable.
Une économie exposée au choc énergétique
Fortement dépendante des importations de pétrole, la Thaïlande subit directement la hausse des prix liée au conflit. Résultat : inflation en hausse, coûts des entreprises sous pression et consommation plus prudente.
Le tourisme déjà impacté
Premier signal concret : la chute des visiteurs en provenance du Moyen-Orient, qui représentent habituellement environ 7 % des dépenses touristiques.
Autre effet domino : la baisse des touristes malaisiens, freinés par l’augmentation du carburant pour les trajets terrestres. Un secteur clé commence donc à ralentir, ce qui inquiète rapidement l’ensemble de l’économie.
Des perspectives incertaines
L’inflation pourrait atteindre 3,5 % et la balance commerciale se dégrader. La banque centrale reste prudente sur une éventuelle hausse des taux, estimant que cette crise est avant tout liée à des facteurs externes. Les scénarios les plus pessimistes restent ouverts, notamment si le conflit s’installe dans la durée.
Une économie qui résiste… mais sous pression
Malgré des bases solides avant la crise, la Thaïlande doit désormais composer avec un environnement mondial instable. Entre énergie chère et tourisme fragilisé, l’équilibre devient plus difficile à maintenir.
Source : Bangkok Post / Reuters, interview de la Banque de Thaïlande (avril 2026).
Quand le pétrole monte et que le tourisme baisse, jusqu’où une économie comme la Thaïlande peut-elle encaisser le choc ?





