Chaque année, la basse saison touristique en Thaïlande transforme profondément l’activité économique des zones dépendantes du tourisme international, et en 2026 le constat reste globalement le même avec une baisse nette de fréquentation dans plusieurs destinations majeures comme Phuket et Pattaya, où de nombreux commerçants, restaurateurs et prestataires de services signalent une chute importante du chiffre d’affaires par rapport à la haute saison.
Phuket, la destination la plus touchée
À Phuket, l’impact est particulièrement visible dans les zones très touristiques comme Patong, Kata ou Karon, où l’économie repose fortement sur les arrivées internationales, et la saison des pluies entraîne une baisse directe des flux de visiteurs, une diminution des excursions, une réduction de la consommation quotidienne et parfois la fermeture temporaire de certains établissements.
Les charges fixes, notamment les loyers commerciaux, les salaires et les coûts d’exploitation, restent identiques, ce qui crée une pression importante sur les petites structures qui dépendent exclusivement du tourisme de passage.
Pattaya, une baisse plus progressive
À Pattaya, la dynamique est similaire mais légèrement plus régulière grâce à un tourisme régional et domestique plus constant, ce qui permet de maintenir une activité minimale même en basse saison. Cependant, les secteurs liés aux loisirs nocturnes, aux excursions et aux activités touristiques observent une baisse marquée de fréquentation, avec des revenus plus irréguliers et une dépendance accrue aux week-ends et aux courts séjours.
Pour de nombreux commerçants, la basse saison n’est plus une simple baisse temporaire, mais une période où la rentabilité devient nettement plus fragile.
Koh Samui, un modèle plus résilient
La question de Koh Samui revient souvent dans ce contexte, car l’île fonctionne différemment des deux destinations précédentes. Koh Samui subit également la basse saison, mais de manière plus étalée et moins brutale selon les zones, grâce à une clientèle plus diversifiée composée de voyageurs indépendants, de séjours plus longs et d’une part plus importante de résidents temporaires.
Cela dit, Koh Samui n’est pas épargnée, notamment dans les secteurs des excursions maritimes, des activités de plage et des commerces saisonniers, où la baisse de fréquentation reste très perceptible.
Comment les commerçants s’adaptent
Plus largement, cette situation met en évidence un point structurel du tourisme en Thaïlande : une forte dépendance à la saisonnalité climatique et aux flux internationaux, avec un cycle très marqué entre haute saison très rentable et basse saison beaucoup plus difficile à absorber pour les acteurs économiques locaux.
Face à cette réalité, de nombreux commerçants adaptent leurs stratégies : réduction des coûts, fermeture partielle de certains établissements, changement de clientèle ciblée vers les résidents et expatriés, ou diversification des services pour maintenir un minimum d’activité pendant les mois creux. On observe également une montée des séjours longs et du télétravail international, qui permet de stabiliser partiellement les revenus hors saison sans toutefois compenser totalement la baisse des flux touristiques courts.
Source : Thaiger.





