Lorsque l’on parle d’immobilier en Thaïlande, la plupart des acheteurs pensent immédiatement à Bangkok, Phuket ou Koh Samui. Pourtant, ces destinations ne répondent pas aux mêmes objectifs… et les écarts de prix peuvent être impressionnants.
À Bangkok, les quartiers proches du BTS et du MRT restent les plus recherchés. Dans des secteurs comme Sukhumvit, Sathorn, Silom ou Ari, les prix dépassent souvent 150 000 à 300 000 bahts par m², voire davantage pour les résidences de prestige. En contrepartie, la capitale offre le plus grand bassin d’emplois, un excellent réseau de transports, des hôpitaux internationaux, des écoles réputées et un marché locatif très dynamique.
À Phuket, les prix ont fortement augmenté ces dernières années, portés par le retour massif du tourisme, les investisseurs étrangers et la demande pour les locations saisonnières. Bang Tao, Cherng Talay, Kamala ou Surin figurent aujourd’hui parmi les secteurs les plus prisés de Thaïlande. Vivre à quelques minutes de la plage a un coût, mais la demande reste soutenue.
À Koh Samui, le marché est différent. Les villas dominent largement, mais les condominiums et résidences proches de Chaweng, Bophut, Fisherman’s Village ou Choeng Mon attirent toujours une clientèle internationale recherchant un cadre de vie tropical et plus calme que Phuket.
D’autres villes séduisent également de plus en plus d’acheteurs.
À Pattaya et Jomtien, le marché reste très actif grâce à la proximité de Bangkok, aux nombreux services et aux prix souvent plus abordables que dans certaines stations balnéaires du sud.
À Hua Hin, les retraités apprécient la tranquillité, les golfs, les plages et une qualité de vie reconnue depuis de nombreuses années.
À Chiang Mai, malgré les épisodes de pollution saisonnière, la ville continue d’attirer les télétravailleurs, les entrepreneurs et les retraités grâce à son coût de la vie, sa richesse culturelle et son environnement.
Puis il y a une région encore souvent sous-estimée…
L’Isan.
Des villes comme Korat, Khon Kaen, Udon Thani ou Ubon Ratchathani disposent aujourd’hui de grands centres commerciaux, d’hôpitaux modernes, d’universités, d’aéroports, de réseaux routiers performants et d’un coût de la vie parmi les plus bas du pays.
L’immobilier y reste particulièrement accessible.
Dans certains secteurs, le prix d’un petit condominium à Bangkok ou à Phuket permet parfois d’acheter un appartement beaucoup plus spacieux, voire une maison.
Bien sûr, l’Isan ne possède pas les plages de Phuket ou de Samui, ni l’effervescence de Bangkok.
En revanche, il offre davantage de calme, moins d’embouteillages, un environnement plus authentique et un budget quotidien nettement inférieur.
En réalité, il n’existe pas de “meilleur” endroit pour acheter en Thaïlande.
Tout dépend de votre projet :
- Investissement locatif : Bangkok, Phuket, Pattaya ou certaines zones de Samui restent des marchés très recherchés.
- Résidence secondaire : les stations balnéaires conservent un fort pouvoir d’attraction.
- Retraite : Hua Hin, Pattaya, Chiang Mai ou plusieurs villes de l’Isan offrent une excellente qualité de vie.
- Budget limité : l’Isan demeure aujourd’hui l’une des régions les plus accessibles de Thaïlande tout en bénéficiant d’infrastructures modernes.
ï Info Pendant des années, Bangkok, Phuket et Koh Samui ont concentré l’essentiel des investissements étrangers. Aujourd’hui, les prix y sont souvent élevés. À l’inverse, des régions comme l’Isan évoluent rapidement et offrent encore un excellent rapport qualité-prix.
Avant d’acheter, il est essentiel de réfléchir à votre objectif : vivre au quotidien, préparer votre retraite, investir ou rechercher un rendement locatif. Le meilleur choix n’est pas forcément le plus célèbre, mais celui qui correspond réellement à votre projet.
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