Deux personnes marchent sur la plage en Thaïlande avec vue sur la mer et la montagne.

Retraite en Thaïlande : les visas à connaître en 2026 et les sommes à prévoir

Pour celles et ceux qui envisagent de s’installer en Thaïlande à partir de 50 ans, la question du visa est évidemment essentielle, mais elle est aussi beaucoup plus complexe qu’on ne l’imagine. Entre le Non-Immigrant O, l’extension de séjour pour retraite, le O-A, le O-X, Thailand Privilege, le DTV ou encore le LTR, les solutions ne répondent pas aux mêmes situations et les conditions peuvent varier selon votre nationalité et votre projet.

📌 Ce guide se concentre sur le détail des visas. Pour une vue d’ensemble complète de votre projet retraite (budget mensuel, régions où s’installer, santé, pièges à éviter), consultez notre guide complet de la retraite en Thaïlande.

Selon le Bangkok Post, le parcours retraite classique reste l’une des solutions les plus courantes, il faut avoir au moins 50 ans et pouvoir justifier de ressources suffisantes.

Pour le Non-Immigrant O retraite, les conditions publiées par les autorités consulaires thaïlandaises prévoient notamment soit 800 000 bahts de dépôt bancaire, soit un revenu mensuel d’au moins 65 000 bahts, soit une combinaison du dépôt et des revenus atteignant au total 80 000 bahts.

Les justificatifs et les modalités pratiques doivent toutefois être vérifiés selon le lieu de dépôt de la demande et la situation personnelle.

Il faut également faire une distinction importante entre le visa et l’extension de séjour.

Le Non-Immigrant O retraite permet notamment un séjour initial de 90 jours, puis, selon la situation, une demande d’extension d’un an pour motif retraite peut être effectuée en Thaïlande, c’est cette extension annuelle que beaucoup d’expatriés appellent simplement leur « visa retraite », alors qu’il s’agit juridiquement de deux étapes différentes.

Pour ceux qui utilisent la solution des 800 000 bahts, l’argent ne doit pas être considéré comme une somme que l’on peut déposer puis retirer librement.

Les règles applicables aux extensions prévoient des périodes de maintien des fonds avant et après l’obtention de l’autorisation. Les informations publiées par l’immigration indiquent notamment un dépôt d’au moins 800 000 bahts pendant la période précédant la demande et son maintien pendant trois mois après l’autorisation, avec ensuite une obligation de conserver un solde minimum de 400 000 bahts. Les modalités exactes doivent être confirmées auprès du bureau d’immigration compétent au moment de la demande.

Autre formalité à connaître lorsque l’on vit durablement en Thaïlande : la déclaration de résidence tous les 90 jours, cette démarche, généralement appelée « 90 days report », est distincte du renouvellement annuel de l’extension. L’immigration précise que la déclaration doit être effectuée dans la période prévue autour de l’échéance des 90 jours.

Si vous déménagez en Thaïlande, il faut également penser à mettre à jour votre adresse auprès de l’immigration. Le bureau compétent dépend de votre lieu de résidence et les démarches futures peuvent donc changer lorsque vous passez d’une province à une autre.

Attention aussi aux sorties du territoire.

Une personne bénéficiant d’une extension de séjour et souhaitant voyager hors de Thaïlande doit, lorsqu’elle veut préserver son droit de séjour, obtenir un re-entry permit avant son départ et pour les personnes qui voyagent régulièrement, le re-entry permit multiple peut être une solution plus pratique.

Concernant l’assurance santé, il ne faut surtout pas mélanger les différentes catégories, le Non-Immigrant O retraite classique n’est pas soumis aux mêmes exigences que le Non-Immigrant O-A. Pour le O-A, les autorités consulaires indiquent notamment une assurance santé répondant aux conditions prévues, ainsi que des documents supplémentaires comme un casier judiciaire et un certificat médical.

Le Non-Immigrant O-X est également une possibilité souvent méconnue, et contrairement à certaines idées reçues, les Français sont bien parmi les nationalités éligibles, tout comme notamment les Belges, les Suisses, les Canadiens, les Britanniques, les Américains, les Australiens et plusieurs autres nationalités. Le O-X permet jusqu’à cinq ans de séjour par période, pour un maximum de dix ans, mais avec des conditions financières et d’assurance nettement plus importantes que le parcours retraite classique.

Il existe également Thailand Privilege, anciennement appelé Elite Visa, qui fonctionne selon un système d’adhésion avec différentes durées et sans les mêmes conditions d’âge que les visas retraite. Le DTV s’adresse notamment à certains travailleurs à distance et aux personnes participant à des activités éligibles en Thaïlande. Enfin, le LTR peut concerner certaines catégories de retraités disposant de revenus ou d’un patrimoine importants, ainsi que certains professionnels hautement qualifiés.

Un autre point essentiel : un séjour obtenu sur la base de la retraite ne donne pas automatiquement le droit de travailler en Thaïlande. Pour le Non-Immigrant O retraite, les autorités consulaires indiquent explicitement que l’emploi est interdit. Le télétravail depuis la Thaïlande pour une entreprise ou des clients situés à l’étranger ne doit donc pas être présenté comme automatiquement autorisé simplement parce que l’activité se déroule en ligne. Il faut vérifier sa situation au regard des règles d’immigration et de travail applicables.

Pour les couples et les familles, la situation peut également être différente pour chaque membre. Le conjoint et les enfants ne bénéficient pas nécessairement automatiquement du même statut que le titulaire du visa principal et leur propre situation doit être examinée avant l’installation.

Enfin, ne construisez jamais votre dossier uniquement à partir de l’expérience d’un autre expatrié. Deux personnes de 50 ans vivant dans la même ville peuvent avoir des démarches différentes selon leur nationalité, leurs revenus, leurs ressources, leur situation familiale et leur historique de séjour. Les règles peuvent également évoluer et les documents demandés peuvent varier selon la procédure et le bureau compétent.

Source : Bangkok Post, complété et vérifié avec les informations publiées par les autorités consulaires thaïlandaises et l’Immigration Bureau.

Avis Bonjour Thaïlande

Pour nous, le principal message à retenir est simple : partir vivre en Thaïlande à la retraite est parfaitement envisageable mais il faut préparer son dossier avant de partir et surtout comprendre exactement ce que l’on demande. Le fameux « visa retraite » n’est pas un document unique et les 800 000 bahts ne sont qu’une partie du sujet.

Il faut également anticiper les 90 jours, le renouvellement annuel, le maintien des fonds, les sorties du territoire, le re-entry permit, le changement d’adresse et pour certains profils, l’assurance santé. Une erreur sur l’un de ces points peut rapidement transformer une formalité administrative en véritable problème.

Pour les Français notamment, le O-X mérite d’être étudié puisqu’il est souvent ignoré alors que la France figure bien parmi les nationalités éligibles mais son niveau d’exigence financière et ses conditions particulières font qu’il n’est pas forcément la meilleure solution pour tout le monde.

Et surtout, ne confondez jamais visa, extension de séjour, re-entry permit et permis de travail : ce sont quatre sujets différents.

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