Pour de nombreux visiteurs en Thaïlande, voir des moines en robe safran marcher pieds nus à l’aube avec leur bol d’aumônes est une image fascinante. Mais une question revient souvent : pourquoi ne préparent-ils pas simplement leurs propres repas ?
La réponse remonte à plus de 2 500 ans, aux règles établies par le Bouddha lui-même.
Dans la tradition bouddhiste, les moines ne sont normalement pas autorisés à cultiver leur nourriture, à stocker des provisions ou à cuisiner pour eux-mêmes. Chaque matin, ils effectuent la tournée des aumônes, appelée « pindapata », et mangent uniquement ce qui leur est offert ce jour-là.
L’objectif n’est pas de les rendre dépendants ou assistés, mais de leur permettre de consacrer leur temps à l’étude, à la méditation et à l’enseignement plutôt qu’aux préoccupations matérielles du quotidien.
Contrairement à ce que certains pourraient penser, cette pratique n’est pas considérée comme de la mendicité. Il s’agit d’un échange spirituel. Les moines acceptent ce qui leur est donné sans choisir ni demander d’aliments particuliers, tandis que les fidèles accomplissent une bonne action appelée « tham bun » (faire du mérite), un élément essentiel de la culture bouddhiste thaïlandaise.
Les offrandes les plus courantes sont le riz, les plats cuisinés, les fruits, les boissons ou des produits alimentaires emballés. Beaucoup de Thaïlandais achètent même des kits d’offrandes prêts à l’emploi dans les marchés ou les commerces de proximité.
Autre particularité : les moines prennent généralement leur dernier repas solide avant midi et ne consomment ensuite plus de nourriture jusqu’au lendemain matin.
Cette tradition ancestrale continue aujourd’hui de rythmer la vie quotidienne dans des milliers de villes et villages à travers la Thaïlande, perpétuant un lien unique entre les temples et la population.
Source : Thaiger
Avez-vous déjà participé à une offrande de nourriture aux moines lors d’un voyage en Thaïlande ?
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