La Thaïlande ne se résume pas à Bangkok, Chiang Mai, Phuket, Pattaya et aux grandes îles
Pour beaucoup de voyageurs, un itinéraire en Thaïlande finit par se ressembler : Bangkok, Chiang Mai, puis une destination balnéaire dans le Sud.
Ces endroits sont incontournables, mais le pays compte 77 provinces et possède des régions entières où l’expérience touristique est complètement différente.
Depuis plusieurs années, et encore davantage en 2026, la Thaïlande cherche d’ailleurs à développer ses « secondary cities » : des destinations moins fréquentées, mais riches en patrimoine, gastronomie, nature et culture locale.
Le Nord ne se limite pas à Chiang Mai
Chiang Mai reste une excellente base pour découvrir le Nord, mais Nan, Lampang, Phrae ou Phayao permettent de découvrir une autre facette de la culture Lanna.
Nan séduit notamment par son atmosphère paisible, ses temples, ses peintures murales et ses paysages de montagne et Lampang possède encore de nombreux témoignages de l’ancienne culture Lanna et une architecture qui permet de découvrir une ville beaucoup moins internationale que Chiang Mai.
Pour un voyageur qui connaît déjà Chiang Mai, quelques jours supplémentaires dans l’une de ces provinces peuvent donc apporter une expérience complètement différente.
L’Isan : immense, culturel et encore méconnu des touristes internationaux
L’Isan, au nord-est, est la plus vaste des grandes régions de Thaïlande. Elle possède une identité culturelle particulière, fortement influencée par son histoire et sa proximité avec le Laos et le Cambodge.
Ubon Ratchathani, Nakhon Phanom, Nong Khai, Buriram, Sisaket ou encore Loei permettent de découvrir des paysages, des temples, des traditions et surtout une cuisine qui n’a rien à voir avec l’image parfois très standardisée de la Thaïlande touristique.
Nakhon Phanom, par exemple, longe le Mékong face au Laos. Ubon Ratchathani constitue une excellente porte d’entrée vers le sud de l’Isan, tandis que Buriram combine patrimoine khmer et événements sportifs.
Les sources touristiques japonaises soulignent également la diversité culturelle et historique de l’Isan, ainsi que les possibilités d’accès aérien depuis Bangkok vers plusieurs de ses grandes villes.
Et certaines destinations sont beaucoup plus accessibles qu’on ne l’imagine
Sortir des circuits classiques ne signifie pas forcément passer des heures dans un bus.
Korat, ou Nakhon Ratchasima, se trouve à environ trois heures de Bangkok par la route. Ubon Ratchathani et Buriram disposent de liaisons aériennes depuis Bangkok. D’autres destinations sont facilement accessibles en train ou en voiture.
C’est un point important : il n’est pas nécessaire de partir pendant deux semaines dans une région reculée pour découvrir une autre Thaïlande. Un simple détour de deux ou trois jours peut déjà changer complètement un voyage.
Chanthaburi : une Thaïlande très différente à quelques heures de Bangkok
À l’est de Bangkok, Chanthaburi constitue une excellente alternative pour ceux qui veulent combiner patrimoine, gastronomie et nature.
Sa vieille ville possède une architecture historique marquée notamment par les communautés chinoises et vietnamiennes. La province est également connue pour son commerce des pierres précieuses, ses vergers, ses cascades et ses espaces naturels.
C’est une destination particulièrement intéressante pour un voyageur qui souhaite quitter Bangkok sans prendre immédiatement l’avion.
Prachuap Khiri Khan : il n’y a pas que Hua Hin
Hua Hin est connue de tous, mais la province de Prachuap Khiri Khan est beaucoup plus vaste.
En descendant vers le sud, on découvre Prachuap Khiri Khan, des plages moins urbanisées, des montagnes, des parcs nationaux et des paysages côtiers très différents de ceux des grandes stations balnéaires.
Pour un séjour entre Bangkok et le Sud, c’est une région que l’on peut facilement intégrer à un itinéraire sans devoir prendre l’avion.
Et si vous aimez les îles, il n’y a pas que Phuket, Koh Samui et Phi Phi
Dans l’est du pays, l’archipel de Trat propose une autre expérience.
Koh Mak est une petite île relativement plate, connue pour son rythme tranquille, ses plantations de cocotiers et d’hévéas, son faible trafic et l’absence de grande vie nocturne. Elle convient particulièrement aux voyageurs qui recherchent le calme plutôt qu’une succession de bars et de clubs.
Koh Kood offre également une expérience beaucoup plus tournée vers la nature, tandis que Koh Chang est plus développée et propose davantage de services.
Ce qui est intéressant, c’est que ces trois îles sont dans le même secteur, mais correspondent à des styles de séjour très différents.
Le voyageur doit cependant savoir une chose : moins touristique signifie aussi moins de services
C’est l’une des principales différences avec Phuket ou Bangkok.
Dans certaines destinations secondaires, il y a moins de transports directs, moins de personnel parlant anglais, moins d’excursions organisées et parfois moins de choix d’hôtels ou de restaurants.
Il faut donc davantage anticiper les déplacements et accepter de prendre son temps.
Mais c’est précisément ce qui permet aussi de découvrir une Thaïlande où le tourisme international occupe beaucoup moins de place dans la vie quotidienne.
Et il existe même des destinations à une demi-journée de Bangkok
Pas besoin de traverser le pays.
Koh Kret, dans la province voisine de Nonthaburi, permet par exemple de faire une véritable coupure sans quitter l’agglomération de Bangkok. L’île fluviale, connue notamment pour sa communauté môn et son artisanat, est accessible depuis le centre de Bangkok en environ une heure selon le point de départ et les conditions de circulation et c’est exactement le type d’endroit qui permet de découvrir une autre ambiance sans bouleverser tout son itinéraire.
Pourquoi ces destinations sont-elles de plus en plus intéressantes ?
Parce que le voyage en Thaïlande évolue.
Les autorités touristiques thaïlandaises mettent désormais davantage en avant les identités locales, la gastronomie, l’artisanat, les villes créatives et les communautés plutôt que la seule concentration des visiteurs dans les grandes destinations et en 2026, neuf villes thaïlandaises bénéficient notamment du réseau UNESCO Creative Cities, utilisé pour développer de nouveaux itinéraires touristiques.
Pour le voyageur, cela signifie surtout une chose : il devient possible de construire un séjour autour d’une région et de son identité plutôt que simplement d’enchaîner les destinations les plus connues.
La Thaïlande que vous n’avez pas encore vue est peut-être plus proche que vous ne le pensez
On peut être venu cinq, dix ou même quinze fois en Thaïlande et avoir encore une immense partie du pays à découvrir.
Le prochain voyage ne nécessite donc pas forcément de chercher une nouvelle plage.
Il peut simplement consister à prendre le train vers une ville que l’on ne connaît pas, louer une voiture pour quelques jours, suivre le Mékong, découvrir l’Isan, passer par une province du Nord ou ajouter deux nuits dans une région que l’on traversait jusqu’ici sans s’arrêter.
Et c’est souvent là que commence une autre expérience de la Thaïlande.
Sources : Tourism Authority of Thailand, sources touristiques Bonjour Thaïlande 2026
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